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Dossier

Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui

Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.

Dernière mise à jour : 109 moments clés

Où en est-on ?

Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.

La conférence de Madrid ouvre des négociations régionales

Le 30 octobre 1991, une conférence de paix s’ouvre à Madrid sous le parrainage des États-Unis et de l’Union soviétique.

Israël rencontre des délégations arabes et une délégation jordano-palestinienne. L’OLP n’y siège pas officiellement. La conférence ouvre des pourparlers bilatéraux et multilatéraux, sans produire elle-même un accord de paix israélo-palestinien.

Sources 2

Le Conseil national proclame l’État de Palestine à Alger

Le 15 novembre 1988, le Conseil national palestinien proclame l’État de Palestine lors de sa session à Alger.

La déclaration affirme le droit du peuple palestinien à l’indépendance et invoque les résolutions de l’ONU. L’Assemblée générale en prend acte le 15 décembre par la résolution 43/177. La proclamation et les reconnaissances diplomatiques ne mettent pas fin à l’occupation des territoires palestiniens.

Sources 2

Le roi Hussein rompt les liens administratifs avec la Cisjordanie

Le 31 juillet 1988, le roi Hussein annonce que la Jordanie rompt ses liens juridiques et administratifs avec la Cisjordanie occupée par Israël.

Cette décision abandonne l’option d’une administration jordanienne du territoire et renforce la place de l’OLP dans la représentation palestinienne. Elle n’entraîne pas le retrait israélien. Les responsabilités hachémites relatives aux lieux saints constituent une question distincte.

Sources 2

Un premier communiqué annonce le mouvement Hamas

Le 14 décembre 1987, un communiqué annonce le lancement du Mouvement de la résistance islamique, connu sous le sigle Hamas, dans le contexte de la première Intifada.

Issu des Frères musulmans palestiniens et animé notamment par Ahmed Yassine, le mouvement développe un projet islamiste et une lutte armée distincts de l’OLP. Sa charte est publiée en 1988 ; l’annonce, la structuration et l’adoption du texte sont des étapes différentes.

Sources 2

La première Intifada débute à Gaza

Le 9 décembre 1987 marque le début généralement retenu de la première Intifada, après la mort de quatre travailleurs palestiniens dans une collision avec un véhicule militaire israélien la veille.

Le soulèvement s’étend de Jabaliya à Gaza et en Cisjordanie. Manifestations, grèves et affrontements visent l’occupation israélienne ; la répression entraîne morts et arrestations. Le Hamas apparaît au cours des premières semaines, ajoutant un acteur islamiste distinct des organisations regroupées dans l’OLP.

Sources 2

Sabra et Chatila : des miliciens massacrent des civils

Du 16 au 18 septembre 1982, des miliciens phalangistes libanais massacrent des civils palestiniens et libanais à Sabra et Chatila, à Beyrouth.

L’armée israélienne contrôle le secteur après son invasion du Liban. La commission israélienne Kahan conclut en 1983 à des responsabilités israéliennes pour n’avoir pas prévenu le massacre, et met personnellement en cause le ministre de la Défense Ariel Sharon. Les estimations du nombre de victimes varient ; aucun total unique n’est retenu ici.

Sources 2

Israël envahit le Liban et avance vers Beyrouth

Le 6 juin 1982, Israël lance une invasion terrestre du Liban contre les positions de l’OLP et de ses alliés.

Présentée comme visant à protéger le nord d’Israël, l’opération s’étend jusqu’à Beyrouth. Le siège et les négociations conduisent au départ des combattants de l’OLP pendant l’été. Le sort des civils palestiniens restés au Liban devient un enjeu majeur, avant les massacres de septembre.

Sources 3

L’ONU refuse de reconnaître la loi israélienne sur Jérusalem

Le 20 août 1980, le Conseil de sécurité adopte la résolution 478 après la loi fondamentale israélienne proclamant Jérusalem capitale entière et réunifiée.

Le Conseil déclare les mesures modifiant le caractère et le statut de la ville nulles et non avenues et demande le retrait des missions diplomatiques qui s’y trouvent. Cette décision expose le désaccord international sur l’annexion de Jérusalem-Est ; elle ne règle pas son statut par une négociation.

Sources 2

L’Égypte et Israël signent leur traité de paix

Le 26 mars 1979, l’Égypte et Israël signent à Washington un traité de paix issu des accords de Camp David.

Il met fin à l’état de guerre entre les deux pays et organise le retrait israélien du Sinaï ainsi que des relations diplomatiques. Le traité transforme l’équilibre régional, mais ne constitue pas un accord de statut final entre Israël et les Palestiniens.

Sources 2

Camp David fixe un cadre de paix et d’autonomie

Le 17 septembre 1978, Anouar el-Sadate et Menahem Begin concluent les accords de Camp David sous la médiation de Jimmy Carter.

Sadate, Carter et Begin à Camp David.
Les trois dirigeants à Camp David en septembre 1978. Maison-Blanche, domaine public. — White House / Wikimedia Commons — domaine public, Camp David en septembre 1978.

Les textes comprennent un cadre pour la paix entre l’Égypte et Israël et un autre pour le Proche-Orient, avec une autonomie envisagée en Cisjordanie et à Gaza. Le traité bilatéral suit en mars 1979. Le volet palestinien ne produit pas le règlement global annoncé.

Sources 2

La Journée de la terre naît d’une mobilisation contre les expropriations

Le 30 mars 1976, des Palestiniens citoyens d’Israël organisent une grève et des manifestations contre les confiscations de terres en Galilée.

Six Palestiniens sont tués par les forces israéliennes. La date devient la Journée de la terre, commémorée chaque année. Elle rappelle que le conflit concerne aussi les droits fonciers et civiques des Palestiniens vivant à l’intérieur d’Israël, distincts du statut des habitants des territoires occupés.

Sources 2