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Dossier

Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui

Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.

Dernière mise à jour : 109 moments clés

Où en est-on ?

Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.

Les négociations de Taba s’achèvent sans accord

Le 27 janvier 2001, les négociateurs israéliens et palestiniens terminent les pourparlers de Taba sans accord, tout en affirmant avoir réduit leurs divergences.

Les discussions portent notamment sur les frontières, Jérusalem, les réfugiés et la sécurité. Elles se tiennent pendant la seconde Intifada et avant les élections israéliennes. Le progrès revendiqué par les délégations ne doit pas être confondu avec un traité conclu.

Sources 2

La seconde Intifada éclate après la visite d’Ariel Sharon

Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon visite le mont du Temple/Haram al-Charif à Jérusalem ; les manifestations et la violence qui suivent marquent le début de la seconde Intifada.

L’escalade intervient après l’échec de Camp David. Elle évolue vers des affrontements armés, des attentats palestiniens contre des civils et des opérations militaires israéliennes. La visite est un déclencheur immédiat, pas une explication suffisante de toutes les causes du soulèvement.

Sources 2

Le sommet de Camp David s’achève sans accord

Le 25 juillet 2000, le sommet réunissant Bill Clinton, Ehud Barak et Yasser Arafat à Camp David s’achève sans accord de statut final.

Les négociations ouvertes le 11 juillet portent sur les questions centrales du conflit. Les responsabilités de l’échec font l’objet de récits divergents ; l’absence d’accord ne doit pas être transformée en preuve d’un refus unique de toute paix.

Sources 2

Yitzhak Rabin est assassiné après un rassemblement pour la paix

Le 4 novembre 1995, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin est assassiné à Tel-Aviv par Yigal Amir, un extrémiste israélien opposé au processus d’Oslo.

L’attaque survient après un rassemblement en faveur de la paix. Shimon Peres lui succède à la tête du gouvernement. L’assassinat frappe le dirigeant qui avait engagé Israël dans les accords avec l’OLP ; ses conséquences politiques ne prouvent pas qu’une paix définitive aurait autrement été certaine.

Sources 2

Oslo II répartit les compétences en Cisjordanie

Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’accord intérimaire dit Oslo II.

Les zones A, B et C répartissent différemment les compétences civiles et sécuritaires : palestiniennes en A, civiles palestiniennes avec responsabilités sécuritaires distinctes en B, et largement israéliennes en C. Ce découpage transitoire ne fixe pas les frontières d’un État palestinien.

Sources 2

Israël et la Jordanie signent la paix

Le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix à leur frontière, en présence de Bill Clinton.

L’accord établit des relations normales et traite notamment de sécurité, d’eau et de frontières. Il s’inscrit dans l’élan diplomatique suivant Oslo. La paix entre les deux États ne règle pas les négociations de statut final entre Israël et l’OLP.

Sources 2

L’accord Gaza-Jéricho organise l’Autorité palestinienne

Le 4 mai 1994, Israël et l’OLP signent au Caire l’accord sur Gaza et la région de Jéricho.

Il organise le transfert de compétences et le redéploiement israélien dans les zones concernées, ainsi que les institutions de l’Autorité palestinienne. Ces pouvoirs intérimaires restent limités par les dispositions de l’accord ; ils ne sont pas une souveraineté sur l’ensemble des territoires occupés.

Sources 2

Baruch Goldstein massacre des fidèles au sanctuaire d’Hébron

Le 25 février 1994, le colon israélien Baruch Goldstein ouvre le feu sur des Palestiniens en prière dans la mosquée Ibrahimi, au caveau des Patriarches à Hébron.

Les sources citées recensent 29 fidèles tués et de nombreux blessés. Yitzhak Rabin condamne l’attaque. Le Conseil de sécurité adopte ensuite la résolution 904 demandant des mesures de protection pour les civils palestiniens.

Sources 2

La déclaration d’Oslo instaure un processus intérimaire

Le 13 septembre 1993, Israël et l’OLP signent à Washington la Déclaration de principes sur l’autonomie intérimaire, négociée secrètement en Norvège.

Rabin et Arafat se serrent la main devant Clinton.
Signature de la déclaration d’Oslo à Washington, 13 septembre 1993. Vince Musi / Maison-Blanche, domaine public. — Vince Musi / The White House / Wikimedia Commons — domaine public, 13 septembre 1993.

Le texte prévoit une période transitoire et des négociations sur le statut permanent. Jérusalem, les réfugiés, les colonies, les frontières et la sécurité restent à négocier. La cérémonie ne constitue donc pas un règlement définitif du conflit.

Sources 2

Israël et l’OLP échangent des lettres de reconnaissance

Le 9 septembre 1993, Yasser Arafat et Yitzhak Rabin échangent des engagements qui précèdent la signature de la déclaration d’Oslo.

L’OLP reconnaît le droit d’Israël à exister en paix et en sécurité et renonce au terrorisme. Israël reconnaît l’OLP comme représentante du peuple palestinien. Il ne s’agit pas d’une reconnaissance israélienne d’un État palestinien.

Sources 2

La conférence de Madrid ouvre des négociations régionales

Le 30 octobre 1991, une conférence de paix s’ouvre à Madrid sous le parrainage des États-Unis et de l’Union soviétique.

Israël rencontre des délégations arabes et une délégation jordano-palestinienne. L’OLP n’y siège pas officiellement. La conférence ouvre des pourparlers bilatéraux et multilatéraux, sans produire elle-même un accord de paix israélo-palestinien.

Sources 2