Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui
Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.
Dernière mise à jour : 109 moments clés
Signature des accords d’Oslo à Washington, 13 septembre 1993. Vince Musi / Maison-Blanche, domaine public. Photo d’archives. — Vince Musi / The White House / Wikimedia Commons — domaine public, 13 septembre 1993.
Où en est-on ?
Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.
Confirmé
Israël signe des accords de normalisation avec les Émirats et Bahreïn
Le 15 septembre 2020, Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn signent à Washington des textes de normalisation sous le parrainage de Donald Trump.
Ces accords ouvrent des relations officielles entre Israël et les deux États du Golfe. Ils ne constituent pas un accord israélo-palestinien et ne règlent ni l’occupation ni le statut final. Ils modifient le cadre diplomatique arabe dans lequel les Palestiniens défendent leurs revendications.
Le 30 mars 2018, des Palestiniens lancent des manifestations près de la clôture séparant Gaza d’Israël, pour réclamer le retour des réfugiés et la fin du blocus.
Les tirs israéliens font des morts et de nombreux blessés dès la première journée. Human Rights Watch dénonce un usage illégal de la force létale contre des manifestants sans menace imminente pour la vie. Les manifestations se poursuivent chaque semaine ; ce constat attribué n’est pas un jugement pénal.
Donald Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël
Le 6 décembre 2017, Donald Trump annonce que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d’Israël et préparent le transfert de leur ambassade depuis Tel-Aviv.
Cette décision américaine ne tranche pas internationalement les frontières de souveraineté dans la ville. L’ONU maintient que Jérusalem est une question de statut final à résoudre par la négociation. Le transfert effectif de l’ambassade intervient en 2018.
La résolution 2334 exige l’arrêt de la colonisation
Le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité adopte la résolution 2334, les États-Unis s’abstenant.
Le texte affirme que les colonies israéliennes dans les territoires occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, n’ont aucune validité juridique et demande leur arrêt. Le vote établit la position du Conseil ; il n’atteste pas que la colonisation ait effectivement cessé.
Le Statut de Rome entre en vigueur pour la Palestine
Le 1er avril 2015, la Palestine devient le 123e État partie au Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale.
Cette adhésion apporte droits et obligations en matière de justice pénale internationale. Une déclaration distincte accepte la compétence de la Cour à partir du 13 juin 2014. L’adhésion ne signifie pas qu’une enquête, un mandat ou une condamnation intervienne automatiquement.
Le cessez-le-feu du 26 août clôt la guerre de Gaza de 2014
Le 26 août 2014, un cessez-le-feu négocié avec la médiation égyptienne met fin à la principale phase des hostilités à Gaza et en Israël.
La campagne de juillet-août a comporté des frappes et une offensive terrestre israéliennes ainsi que des tirs de roquettes et de mortiers palestiniens. OCHA décrit des pertes civiles et destructions considérables à Gaza. La fin des combats ne résout pas les questions d’accès et de reconstruction.
La Palestine devient État observateur non membre de l’ONU
Le 29 novembre 2012, l’Assemblée générale accorde à la Palestine le statut d’État observateur non membre par la résolution 67/19.
Le vote recueille 138 voix pour, neuf contre et 41 abstentions. La décision rehausse son statut international, sans constituer une admission comme membre de plein droit de l’ONU ni mettre fin à l’occupation.
Une médiation égyptienne met fin aux combats de novembre 2012
Le 21 novembre 2012, Israël et le Hamas acceptent un cessez-le-feu négocié par l’Égypte après huit jours d’hostilités.
L’escalade du 14 au 21 novembre comprend des frappes israéliennes à Gaza et des tirs de roquettes vers Israël. La trêve arrête cette séquence de combats, sans régler le blocus, la division palestinienne ni le conflit de fond.
Le 31 octobre 2011, la Conférence générale de l’UNESCO vote l’admission de la Palestine avec 107 voix pour, 14 contre et 52 abstentions.
L’entrée comme membre de l’agence requiert ensuite les formalités constitutionnelles prévues. Cette étape renforce la représentation internationale palestinienne dans l’éducation, la science et la culture. Elle est distincte du statut accordé par l’Assemblée générale de l’ONU en 2012.
Gilad Shalit est libéré dans un échange de prisonniers
Le 18 octobre 2011, Gilad Shalit est libéré après plus de cinq ans de détention à Gaza, lors de la première étape d’un échange négocié entre Israël et le Hamas.
L’accord prévoit au total la libération de 1 027 prisonniers palestiniens en plusieurs étapes. Les libérations de ce jour doivent être distinguées de ce total prévu. Amnesty International rappelle les obligations des parties concernant les conditions de détention et le traitement des détenus.
L’interception de la flottille de Gaza tue des passagers
Le 31 mai 2010, les forces israéliennes interceptent en mer une flottille se dirigeant vers Gaza ; neuf passagers du Mavi Marmara meurent pendant l’opération.
Les navires cherchent à contester le blocus et à acheminer des secours. Les circonstances de l’abordage et l’usage de la force font l’objet d’enquêtes aux appréciations juridiques divergentes. Le chiffre de neuf correspond aux morts lors de l’opération, avant le décès ultérieur d’un blessé.