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Dossier

Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui

Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.

Dernière mise à jour : 109 moments clés

Où en est-on ?

Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.

Une commission de l’ONU accuse Israël d’extermination en Cisjordanie et de génocide persistant à Gaza

Une commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU a publié le 26 octobre 2026 des conclusions accusant Israël de crimes contre l’humanité en Cisjordanie occupée et de poursuivre des actes de génocide à Gaza malgré le cessez-le-feu. Israël rejette ces conclusions, rapporte Reuters.

Drapeaux devant le Palais des Nations à Genève, février 2005. Photo d’archives ; ce n’est pas la présentation du rapport.
Drapeaux devant le Palais des Nations à Genève, février 2005. Photo d’archives ; ce n’est pas la présentation du rapport. — © Yann Forget / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/ — 25 février 2005 ; sans modification.

La commission cite notamment l’extermination, la persécution, la torture et les violences sexuelles en Cisjordanie. Elle estime que les opérations militaires et les violences de colons participent d’une attaque généralisée et systématique contre les civils palestiniens.

Son rapport examine aussi des atteintes imputées à l’Autorité palestinienne et l’insuffisance des enquêtes sur les abus de ses forces. Ces qualifications et constats sont les conclusions de la commission : la publication présentée ici est celle d’un rapport d’enquête, et non l’annonce d’un jugement pénal.

Sources 3

Gaza : le PAM réduit son aide mensuelle de 500 000 bénéficiaires

Le Programme alimentaire mondial annonce le 19 octobre 2026 réduire son aide mensuelle à Gaza faute de financement. Environ 500 000 personnes perdent ce soutien, alors que les besoins demeurent élevés.

Aide alimentaire pour des habitants de tentes à Gaza, image d’archives.
Aide alimentaire à Gaza en novembre 2024. Image d’archives, sans lien avec l’annonce du 19 octobre 2026. Jaber Jehad Badwan / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; taille réduite. — Jaber Jehad Badwan / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/). Archives de novembre 2024 ; réduction de taille.

Selon le PAM, cité par Petra, le nombre de personnes couvertes passe de 1,6 million à 1,1 million. Il s’agit d’une réduction des moyens disponibles, pas d’une amélioration suffisante des conditions alimentaires.

Interrogé par l’ABC après une visite à Gaza, le directeur exécutif par intérim Carl Skau alerte sur ces coupes à l’approche de l’hiver. L’ABC rapporte que des familles reçoivent un colis au lieu de deux et que les repas dans les secteurs difficiles d’accès passent d’un rythme quotidien à un jour sur deux.

Dans un entretien distinct à l’AFP, repris par Euronews en arabe, le directeur du PAM pour les territoires palestiniens, Shaun Hughes, confirme le retrait d’un demi-million de bénéficiaires. Le programme prévoit aussi de ramener les repas chauds de 250 000 à 150 000 par jour.

Sources 3

Un an après le cessez-le-feu, les frappes et les blocages persistent

Le 10 octobre 2026, un reportage d’Associated Press constate que l’accord conclu un an auparavant n’a pas débouché sur la fin des frappes ni sur l’ensemble de la transition promise.

La veille, plus de cent organisations humanitaires et de défense des droits dénoncent un cessez-le-feu « de nom seulement ». Cette appréciation leur est attribuée. La baisse des grandes opérations et la libération des otages ne signifient pas la fin des violences, des restrictions d’aide ou de la crise civile.

Sources 2

Le Conseil de sécurité autorise une force de stabilisation à Gaza

Le 17 novembre 2025, le Conseil de sécurité adopte la résolution 2803, soutenant le plan pour Gaza et autorisant une force internationale de stabilisation.

Le texte crée un cadre international pour la transition envisagée après le cessez-le-feu. L’autorisation juridique ne prouve pas à elle seule qu’une force soit déployée ou que les institutions prévues fonctionnent. Leur mise en place doit faire l’objet d’une vérification distincte.

Sources 2

Le Hamas libère les vingt derniers otages israéliens vivants retenus à Gaza

Le 13 octobre 2025, les vingt derniers otages israéliens vivants retenus à Gaza sont libérés dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.

Le Comité international de la Croix-Rouge facilite leur remise aux autorités israéliennes et le transfert de détenus palestiniens libérés vers Gaza et la Cisjordanie. Cette étape intervient après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre. Elle ne règle pas le retour de toutes les dépouilles des otages morts, qui fait l’objet d’opérations distinctes.

Sources 2

Le cessez-le-feu d’octobre 2025 entre en vigueur

Le 10 octobre 2025, un cessez-le-feu entre en vigueur à Gaza après l’accord annoncé le 8 octobre et les modalités signées le 9.

L’accord prévoit un redéploiement israélien, des libérations d’otages et de détenus palestiniens et l’entrée d’aide. Des forces israéliennes restent dans une partie importante du territoire. L’entrée en vigueur doit être distinguée de la mise en œuvre complète du plan et d’un règlement politique durable.

Sources 2

La France reconnaît l’État de Palestine

Le 22 septembre 2025, Emmanuel Macron annonce à l’ONU la reconnaissance par la France de l’État de Palestine.

La décision intervient dans une conférence coprésidée avec l’Arabie saoudite pour relancer la solution à deux États. Elle constitue une reconnaissance diplomatique française, sans régler sur le terrain les frontières, l’occupation ou la souveraineté effective palestinienne.

Sources 2

Une commission d’enquête de l’ONU conclut à un génocide à Gaza

Le 16 septembre 2025, la commission d’enquête indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme conclut qu’Israël commet un génocide contre les Palestiniens de Gaza.

Le rapport analyse les actes et l’intention au regard de la Convention sur le génocide. Israël rejette ces conclusions. Il s’agit des conclusions d’une commission d’enquête, distinctes d’un jugement définitif de la CIJ ou d’une condamnation pénale individuelle.

Sources 2

L’IPC confirme une famine dans le gouvernorat de Gaza

Le 22 août 2025, une analyse de l’IPC confirme une famine, avec un niveau de preuve raisonnable, dans le gouvernorat de Gaza à la mi-août.

La classification territoriale ne signifie pas que toutes les zones de la bande de Gaza ont exactement le même statut. Le rapport décrit une crise extrême de faim et de malnutrition et projette des risques d’extension. Cette entrée distingue le constat daté des projections et de toute évaluation ultérieure.

Sources 2

Israël reprend des frappes massives et rompt la trêve

Le 18 mars 2025, Israël lance des frappes à grande échelle à Gaza, mettant fin à la pause instaurée en janvier.

Les autorités sanitaires palestiniennes rapportent plus de 400 morts dans les premiers bilans, qui restent attribués. Israël dit vouloir contraindre le Hamas à libérer les otages et à abandonner le pouvoir. La reprise expose à nouveau la population à des déplacements et à l’effondrement des secours.

Sources 2

Israël suspend toute entrée d’aide et de marchandises à Gaza

Le 2 mars 2025, Israël arrête l’entrée d’aide et de marchandises à Gaza à l’issue de la première phase du cessez-le-feu de janvier.

Le gouvernement invoque le refus du Hamas de prolonger cette phase selon les modalités proposées. OCHA demande la réouverture des passages. La fermeture précède la reprise des frappes massives du 18 mars : restriction d’approvisionnement et reprise militaire sont deux développements distincts.

Sources 2