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Dossier

Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui

Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.

Dernière mise à jour : 109 moments clés

Où en est-on ?

Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.

Le médiateur de l’ONU Folke Bernadotte est assassiné

Le 17 septembre 1948, le médiateur de l’ONU Folke Bernadotte et l’observateur français André Sérot sont assassinés à Jérusalem.

La mission des Nations unies attribue l’assassinat à des membres du Lehi, groupe paramilitaire sioniste. L’attaque vise une médiation internationale engagée pendant la guerre et souligne les risques auxquels sont exposés les efforts de trêve.

Sources 2

La guerre s’étend ; la Nakba bouleverse la société palestinienne

Le 15 mai 1948, l’intervention des armées arabes élargit la guerre dans l’ancienne Palestine mandataire, après la proclamation d’Israël.

Réfugiés palestiniens en 1948.
Réfugiés palestiniens en 1948. Archives, sans localisation précise affirmée. Fred Csasznik, domaine public. — Fred Csasznik / Wikimedia Commons — domaine public, réfugiés palestiniens en 1948.

Au cours de la guerre de 1948, plus de 700 000 Palestiniens fuient ou sont expulsés de leurs foyers : cet exode et la destruction de leur société constituent la Nakba. Ce déplacement est un processus commencé avant le 15 mai et poursuivi ensuite, pas un événement d’une seule journée. Gaza passe sous administration égyptienne et la Cisjordanie sous contrôle jordanien.

Sources 2

David Ben Gourion proclame l’État d’Israël

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l’établissement de l’État d’Israël à la fin du mandat britannique.

Les États-Unis reconnaissent le gouvernement provisoire le même jour. La proclamation intervient après plusieurs mois de guerre entre forces juives et arabes palestiniennes ; elle précède l’entrée des armées arabes dans l’ancien territoire mandataire. Elle ne règle ni la question des réfugiés ni celle des frontières définitives.

Sources 2

Deir Yassin : massacre de villageois palestiniens

Le 9 avril 1948, des forces de l’Irgoun et du Lehi attaquent Deir Yassin, près de Jérusalem, et tuent des habitants palestiniens, dont des civils.

Le délégué du CICR Jacques de Reynier entre dans le village le 11 avril et décrit les corps et les survivants dans son rapport du 13 avril. Les premières estimations divergent ; elles ne sont pas reprises ici comme un bilan définitif. Cette entrée distingue la date de l’attaque de celle du constat humanitaire.

Sources 2

L’ONU recommande le partage en deux États

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale adopte la résolution 181 (II), recommandant un État juif et un État arabe liés par une union économique.

Jérusalem doit relever d’un régime international spécial. La direction juive accepte le principe du plan, tandis que les dirigeants arabes palestiniens le rejettent. Le vote ne constitue pas à lui seul la création effective des deux États ; les affrontements s’intensifient dans la Palestine encore sous mandat.

Sources 2

Les Britanniques interceptent l’Exodus et ses réfugiés juifs

Le 18 juillet 1947, les forces britanniques interceptent l’Exodus, qui transporte vers la Palestine plus de 4 500 réfugiés juifs, dont des survivants de la Shoah.

Les passagers sont ensuite renvoyés vers l’Europe dans le cadre des restrictions britanniques à l’immigration. L’épisode rend visible la détresse des personnes déplacées après le génocide nazi. Il intervient alors que le sort du mandat et les propositions de l’ONU sont débattus.

Sources 2

L’Irgoun fait exploser une aile de l’hôtel King David

Le 22 juillet 1946, l’organisation clandestine sioniste Irgoun fait exploser une aile de l’hôtel King David à Jérusalem, tuant plus de 90 personnes.

Le bâtiment abrite des services de l’administration mandataire et le quartier général militaire britannique. Des civils figurent parmi les victimes. L’attentat intervient dans la campagne armée contre le maintien du pouvoir britannique, avant que Londres ne porte la question de Palestine devant l’ONU.

Sources 2

Le Livre blanc britannique limite l’immigration juive

Le 17 mai 1939, Londres publie une nouvelle politique pour la Palestine, prévoyant notamment 75 000 immigrants juifs sur cinq ans puis un accord arabe pour la poursuite de l’immigration.

Le Livre blanc envisage un État indépendant sous dix ans avec participation arabe et juive au gouvernement et prévoit des restrictions foncières. L’Agence juive rejette cette politique. Les limitations interviennent alors que les persécutions nazies rendent la recherche d’un refuge de plus en plus urgente.

Sources 3

La commission Peel propose de partager la Palestine

Le rapport de la commission royale Peel, publié le 7 juillet 1937, recommande le partage de la Palestine après les violences de la révolte arabe.

Le projet prévoit des États juif et arabe ainsi qu’une zone restant sous contrôle britannique, et envisage des transferts de population. Les dirigeants palestiniens rejettent le partage. Cette proposition britannique n’est pas le plan adopté dix ans plus tard par l’Assemblée générale des Nations unies.

Sources 2

La grève de Naplouse ouvre la mobilisation de 1936

Le 19 avril 1936, un comité national arabe se forme à Naplouse et appelle à la grève, dans un contexte d’attaques et de représailles meurtrières.

Le mouvement s’étend contre la domination britannique, l’immigration juive et les ventes de terres. Un Haut Comité arabe est constitué le 25 avril. La grève puis la révolte armée se prolongent par phases jusqu’en 1939 ; la répression britannique comprend arrestations, expulsions, démolitions et exécutions.

Sources 2

Hébron : des émeutiers massacrent des habitants juifs

Le 24 août 1929, des émeutiers arabes attaquent la communauté juive d’Hébron lors d’une vague de violences partie de Jérusalem.

L’étude historique publiée dans Die Welt des Islams recense 67 membres de la communauté tués. Les survivants quittent ensuite la ville. Ces attaques s’inscrivent dans les affrontements de 1929 autour des lieux saints et des tensions politiques sous le mandat ; elles ne doivent pas être confondues avec le massacre de fidèles palestiniens à Hébron en 1994.

Sources 2