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Dossier

Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui

Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.

Dernière mise à jour : 109 moments clés

Où en est-on ?

Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.

Oslo II répartit les compétences en Cisjordanie

Le 28 septembre 1995, Israël et l’OLP signent à Washington l’accord intérimaire dit Oslo II.

Les zones A, B et C répartissent différemment les compétences civiles et sécuritaires : palestiniennes en A, civiles palestiniennes avec responsabilités sécuritaires distinctes en B, et largement israéliennes en C. Ce découpage transitoire ne fixe pas les frontières d’un État palestinien.

Sources 2

Israël et la Jordanie signent la paix

Le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix à leur frontière, en présence de Bill Clinton.

L’accord établit des relations normales et traite notamment de sécurité, d’eau et de frontières. Il s’inscrit dans l’élan diplomatique suivant Oslo. La paix entre les deux États ne règle pas les négociations de statut final entre Israël et l’OLP.

Sources 2

L’accord Gaza-Jéricho organise l’Autorité palestinienne

Le 4 mai 1994, Israël et l’OLP signent au Caire l’accord sur Gaza et la région de Jéricho.

Il organise le transfert de compétences et le redéploiement israélien dans les zones concernées, ainsi que les institutions de l’Autorité palestinienne. Ces pouvoirs intérimaires restent limités par les dispositions de l’accord ; ils ne sont pas une souveraineté sur l’ensemble des territoires occupés.

Sources 2

Baruch Goldstein massacre des fidèles au sanctuaire d’Hébron

Le 25 février 1994, le colon israélien Baruch Goldstein ouvre le feu sur des Palestiniens en prière dans la mosquée Ibrahimi, au caveau des Patriarches à Hébron.

Les sources citées recensent 29 fidèles tués et de nombreux blessés. Yitzhak Rabin condamne l’attaque. Le Conseil de sécurité adopte ensuite la résolution 904 demandant des mesures de protection pour les civils palestiniens.

Sources 2

La déclaration d’Oslo instaure un processus intérimaire

Le 13 septembre 1993, Israël et l’OLP signent à Washington la Déclaration de principes sur l’autonomie intérimaire, négociée secrètement en Norvège.

Rabin et Arafat se serrent la main devant Clinton.
Signature de la déclaration d’Oslo à Washington, 13 septembre 1993. Vince Musi / Maison-Blanche, domaine public. — Vince Musi / The White House / Wikimedia Commons — domaine public, 13 septembre 1993.

Le texte prévoit une période transitoire et des négociations sur le statut permanent. Jérusalem, les réfugiés, les colonies, les frontières et la sécurité restent à négocier. La cérémonie ne constitue donc pas un règlement définitif du conflit.

Sources 2

Israël et l’OLP échangent des lettres de reconnaissance

Le 9 septembre 1993, Yasser Arafat et Yitzhak Rabin échangent des engagements qui précèdent la signature de la déclaration d’Oslo.

L’OLP reconnaît le droit d’Israël à exister en paix et en sécurité et renonce au terrorisme. Israël reconnaît l’OLP comme représentante du peuple palestinien. Il ne s’agit pas d’une reconnaissance israélienne d’un État palestinien.

Sources 2

La conférence de Madrid ouvre des négociations régionales

Le 30 octobre 1991, une conférence de paix s’ouvre à Madrid sous le parrainage des États-Unis et de l’Union soviétique.

Israël rencontre des délégations arabes et une délégation jordano-palestinienne. L’OLP n’y siège pas officiellement. La conférence ouvre des pourparlers bilatéraux et multilatéraux, sans produire elle-même un accord de paix israélo-palestinien.

Sources 2

Le Conseil national proclame l’État de Palestine à Alger

Le 15 novembre 1988, le Conseil national palestinien proclame l’État de Palestine lors de sa session à Alger.

La déclaration affirme le droit du peuple palestinien à l’indépendance et invoque les résolutions de l’ONU. L’Assemblée générale en prend acte le 15 décembre par la résolution 43/177. La proclamation et les reconnaissances diplomatiques ne mettent pas fin à l’occupation des territoires palestiniens.

Sources 2

Le roi Hussein rompt les liens administratifs avec la Cisjordanie

Le 31 juillet 1988, le roi Hussein annonce que la Jordanie rompt ses liens juridiques et administratifs avec la Cisjordanie occupée par Israël.

Cette décision abandonne l’option d’une administration jordanienne du territoire et renforce la place de l’OLP dans la représentation palestinienne. Elle n’entraîne pas le retrait israélien. Les responsabilités hachémites relatives aux lieux saints constituent une question distincte.

Sources 2

Un premier communiqué annonce le mouvement Hamas

Le 14 décembre 1987, un communiqué annonce le lancement du Mouvement de la résistance islamique, connu sous le sigle Hamas, dans le contexte de la première Intifada.

Issu des Frères musulmans palestiniens et animé notamment par Ahmed Yassine, le mouvement développe un projet islamiste et une lutte armée distincts de l’OLP. Sa charte est publiée en 1988 ; l’annonce, la structuration et l’adoption du texte sont des étapes différentes.

Sources 2

La première Intifada débute à Gaza

Le 9 décembre 1987 marque le début généralement retenu de la première Intifada, après la mort de quatre travailleurs palestiniens dans une collision avec un véhicule militaire israélien la veille.

Le soulèvement s’étend de Jabaliya à Gaza et en Cisjordanie. Manifestations, grèves et affrontements visent l’occupation israélienne ; la répression entraîne morts et arrestations. Le Hamas apparaît au cours des premières semaines, ajoutant un acteur islamiste distinct des organisations regroupées dans l’OLP.

Sources 2