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Dossier

Conflit israélo-palestinien : des origines à aujourd’hui

Ce dossier retrace les origines modernes et les principales étapes du conflit israélo-palestinien, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui : mouvements nationaux, mandat britannique, création d’Israël et Nakba, guerres, occupation et colonisation, mobilisations palestiniennes, processus de paix, divisions politiques, crises humanitaires et procédures internationales. Chaque événement publié comporte ses sources et distingue les faits établis, les déclarations attribuées et les conclusions judiciaires. La chronologie reste à approfondir pour les évolutions locales de la colonisation, certains épisodes régionaux et les détails des négociations ; elle ne prétend pas répertorier chaque incident.

Dernière mise à jour : 109 moments clés

Où en est-on ?

Au 4 novembre 2026, le dossier rassemble 109 événements datés depuis 1882. Après le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et la libération des vingt derniers otages israéliens vivants le 13 octobre, les entrées d’octobre et novembre 2026 documentent la poursuite de frappes et de graves difficultés humanitaires à Gaza. Les rapports récents de l’ONU portent notamment sur les déplacements, l’accès aux soins et la collecte des déchets. Les bilans de victimes restent attribués à leurs sources, avec leurs limites de vérification. La situation en Cisjordanie et les développements régionaux nécessitent une couverture plus détaillée.

La Journée de la terre naît d’une mobilisation contre les expropriations

Le 30 mars 1976, des Palestiniens citoyens d’Israël organisent une grève et des manifestations contre les confiscations de terres en Galilée.

Six Palestiniens sont tués par les forces israéliennes. La date devient la Journée de la terre, commémorée chaque année. Elle rappelle que le conflit concerne aussi les droits fonciers et civiques des Palestiniens vivant à l’intérieur d’Israël, distincts du statut des habitants des territoires occupés.

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L’OLP obtient le statut d’observateur à l’ONU

Le 22 novembre 1974, l’Assemblée générale accorde à l’OLP le statut d’observateur par la résolution 3237 (XXIX).

Le même jour, la résolution 3236 réaffirme les droits inaliénables du peuple palestinien, dont l’autodétermination, l’indépendance et la souveraineté. Ce statut concerne alors l’organisation ; il se distingue du statut d’État observateur non membre accordé à la Palestine en 2012.

Sources 2

L’Égypte et la Syrie ouvrent la guerre d’octobre

Le 6 octobre 1973, les forces égyptiennes et syriennes attaquent les positions israéliennes dans le Sinaï et le Golan, occupés depuis 1967.

La guerre, appelée aussi guerre du Kippour ou du Ramadan, replace les territoires occupés au centre de la diplomatie régionale. Le cessez-le-feu et la résolution 338 conduisent à de nouveaux efforts de négociation, sans constituer un règlement du conflit israélo-palestinien.

Sources 2

Munich : Septembre noir attaque la délégation olympique israélienne

Le 5 septembre 1972, des membres du groupe palestinien Septembre noir attaquent la délégation israélienne aux Jeux olympiques de Munich.

Deux membres de la délégation sont tués et neuf pris en otage. Les neuf otages meurent lors de la tentative de libération, ainsi qu’un policier allemand. L’attentat porte le conflit sur une scène internationale civile et sportive.

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Septembre noir : l’armée jordanienne attaque les bases palestiniennes

Le 17 septembre 1970, l’armée jordanienne lance des attaques contre les positions des organisations palestiniennes, notamment autour d’Amman.

Les combats surviennent après une crise entre la monarchie et les groupes armés, aggravée par des détournements d’avions. La confrontation puis l’élimination des bases palestiniennes en Jordanie en 1971 déplacent le centre militaire de l’OLP vers le Liban.

Sources 2

La bataille de Karameh oppose Israël aux forces jordaniennes et palestiniennes

Le 21 mars 1968, l’armée israélienne lance une opération contre Karameh, en Jordanie, où le Fatah possède une base.

Les forces jordaniennes et les combattants palestiniens affrontent les unités israéliennes, qui se retirent après les combats. Les parties donnent des lectures différentes du résultat militaire. La bataille devient un repère de la mobilisation palestinienne après la défaite arabe de 1967.

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Le Conseil de sécurité adopte la résolution 242

Le 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution 242 après la guerre de juin.

Le texte associe retrait des forces israéliennes de territoires occupés, fin de la belligérance et droit de chaque État de vivre dans des frontières sûres et reconnues. Il demande aussi un règlement juste du problème des réfugiés. L’étendue du retrait devient un objet de divergences d’interprétation.

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La guerre de juin place les territoires palestiniens sous occupation israélienne

Du 5 au 10 juin 1967, Israël affronte l’Égypte, la Jordanie et la Syrie et occupe la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza.

Israël s’empare aussi du Sinaï égyptien et du Golan syrien. La guerre suit une crise comprenant le retrait de la force de l’ONU et la fermeture du détroit de Tiran par l’Égypte. Pour les Palestiniens, elle ouvre une nouvelle phase d’occupation et de déplacements, distincte de la Nakba de 1948.

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Le premier Conseil national ouvre la voie à l’OLP

Le 28 mai 1964, le premier Conseil national palestinien s’ouvre à Jérusalem-Est, sous la présidence d’Ahmed Choukairy.

La réunion adopte une charte nationale et établit l’Organisation de libération de la Palestine, dans le prolongement d’une décision du sommet arabe. L’OLP devient un cadre de représentation et de mobilisation palestiniennes ; sa création ne correspond pas à celle de l’Autorité palestinienne, issue du processus d’Oslo trente ans plus tard.

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La crise de Suez entraîne l’occupation de Gaza et du Sinaï

Le 29 octobre 1956, Israël lance son offensive contre l’Égypte ; les forces britanniques et françaises interviennent ensuite dans la crise de Suez.

Israël occupe le Sinaï et la bande de Gaza. L’opération résulte d’une coordination secrète entre les trois puissances, après la nationalisation du canal par Gamal Abdel Nasser. Les pressions internationales conduisent à un cessez-le-feu puis au retrait israélien en 1957.

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Un raid israélien détruit des maisons et tue des civils à Qibya

Dans la nuit du 14 au 15 octobre 1953, des forces israéliennes attaquent Qibya, village de Cisjordanie alors sous contrôle jordanien.

L’opération de représailles détruit de nombreuses habitations et tue des civils. Les constatations de l’ONU conduisent le Conseil de sécurité à censurer l’attaque. L’épisode appartient au cycle d’infiltrations, d’attaques et de représailles des années suivant la guerre de 1948.

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