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Dossier

Dialogue de Manama : sécurité régionale et diplomatie

Ce dossier suit les propositions de sécurité régionale présentées au Dialogue de Manama 2026, leurs engagements diplomatiques et les suites documentées. Les positions des gouvernements sont distinguées des accords effectivement conclus.

Dernière mise à jour : 2 moments clés

Où en est-on ?

Le 1er novembre 2026, Anwar Gargash plaide pour une issue diplomatique au conflit entre Washington et Téhéran tout en disant les Émirats prêts à une dégradation. Aucun accord nouveau n’est établi par ces déclarations.

À Manama, les Émirats plaident pour éviter une nouvelle confrontation avec l’Iran

Le conseiller diplomatique du président émirati, Anwar Gargash, a déclaré le 1er novembre 2026 au Dialogue de Manama, à Bahreïn, espérer une percée diplomatique entre Téhéran et Washington. Il a simultanément affirmé que son pays se préparait à une dégradation de la situation.

Dubaï en novembre 2023. Illustration d’archives des Émirats ; elle ne montre pas le Dialogue de Manama.
Dubaï en novembre 2023. Illustration d’archives des Émirats ; elle ne montre pas le Dialogue de Manama. — EditQ / Wikimedia Commons — CC0 1.0 https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/ — 1 novembre 2023 ; redimensionnement.

Selon le compte rendu de l’AFP, Gargash juge qu’une nouvelle phase de confrontation ne servirait pas les intérêts de la région. Les comptes rendus arabophones mettent aussi en avant son appel au rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Dans une publication suivant la séance de clôture, rapportée par Iran International, le conseiller a de nouveau donné la priorité aux solutions politiques et diplomatiques. Ces déclarations exposent une position émiratie ; elles n’annoncent ni accord entre les États-Unis et l’Iran ni reprise normale de la circulation maritime.

Sources 3

À Manama, l’Égypte défend la sécurité du Golfe et les solutions diplomatiques

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a affirmé le 31 octobre 2026, au Dialogue de Manama à Bahreïn, que la sécurité du Golfe fait partie de la sécurité nationale de son pays. Il a plaidé pour une réponse diplomatique aux crises régionales.

Les tours du World Trade Center de Bahreïn en 2016.
Manama en octobre 2016. Vue d’archives ; elle ne montre pas le Dialogue de 2026. — Francisco Anzola / Wikimedia Commons — CC BY 2.0 https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/ ; 6 octobre 2016 ; redimensionnement.

Le ministre a défendu le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence et la protection de la navigation maritime et des infrastructures vitales. Il a également proposé de renforcer l’alerte précoce pour prévenir l’escalade des conflits.

Abdelatty a lié la stabilité régionale à un règlement de la question palestinienne et à la création d’un État palestinien indépendant. Ces orientations constituent la position égyptienne exposée au sommet ; elles ne valent pas adoption d’un dispositif commun par les participants.

Sources 2