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Jordanie · Syrie
Dossier

La Syrie ferme le poste de Nassib après des frappes jordaniennes

Ce dossier suit les tensions entre la Jordanie et la Syrie après l’attaque contre une église à Karak, les opérations militaires annoncées et leurs conséquences frontalières. Il distingue les positions des deux gouvernements des éléments indépendamment vérifiés.

Dernière mise à jour : 3 moments clés

Où en est-on ?

L’autorité syrienne des frontières et des douanes annonce le retour à la normale du trafic de voyageurs et de marchandises au poste de Nassib, à partir du matin du 28 octobre 2026. Ce passage avec la Jordanie avait été temporairement fermé la veille.

La Syrie annonce la reprise du trafic au poste de Nassib avec la Jordanie

L’autorité syrienne des frontières et des douanes annonce le retour à la normale du trafic de voyageurs et de marchandises au poste de Nassib, à partir du matin du 28 octobre 2026. Ce passage avec la Jordanie avait été temporairement fermé la veille.

Ayman Al-Safadi en décembre 2024. Portrait d’archives du ministre jordanien impliqué dans les échanges diplomatiques ; il ne montre pas le poste de Nassib.
Ayman Al-Safadi en décembre 2024. Portrait d’archives du ministre jordanien impliqué dans les échanges diplomatiques ; il ne montre pas le poste de Nassib. — Chuck Kennedy / US Department of State / Wikimedia Commons — domaine public ; 12 décembre 2024, recadrage préexistant.

Le responsable syrien Mazen Alloush a communiqué cette décision à l’agence SANA. La réouverture annoncée concerne les voyageurs et les transports commerciaux ; elle intervient après les échanges diplomatiques destinés à contenir les tensions provoquées par les frappes jordaniennes dans le sud de la Syrie.

Selon l’autorité syrienne, des exceptions humanitaires avaient été maintenues pendant la fermeture. Les annonces de reprise ne fournissent pas de comptage indépendant du trafic effectivement rétabli. La commission de sécurité commune annoncée par les deux pays reste distincte de cette mesure frontalière.

Sources 3

La Syrie et la Jordanie annoncent une commission de sécurité après les frappes

La Syrie et la Jordanie ont annoncé une commission de sécurité commune chargée d’examiner les récentes frappes jordaniennes et leurs conséquences. L’accord, rendu public dans la nuit du 27 au 28 octobre 2026, intervient après un échange entre les ministres des Affaires étrangères Asaad Al-Chaibani et Ayman Al-Safadi.

Ayman Al-Safadi en décembre 2024. Portrait d’archives ; il ne montre pas l’entretien téléphonique d’octobre 2026.
Ayman Al-Safadi en décembre 2024. Portrait d’archives ; il ne montre pas l’entretien téléphonique d’octobre 2026. — Chuck Kennedy / US Department of State / Wikimedia Commons — domaine public ; 12 décembre 2024, recadrage préexistant.

Selon les communications officielles des deux pays, la commission doit établir les faits et améliorer la coordination sur le terrain et le partage de renseignements, en veillant à la souveraineté syrienne et à la protection des civils.

Al-Safadi a exprimé ses regrets pour les victimes civiles. Il a présenté les frappes comme une opération contre le groupe État islamique visant à prévenir des menaces contre la Jordanie ; cette justification reste celle d’Amman.

Les annonces consultées ne donnent ni composition de la commission ni date de publication de ses conclusions. Sa création ne vaut donc pas résultat d’enquête.

Sources 3

La Syrie ferme le poste de Nassib après des frappes jordaniennes

Les autorités syriennes ont annoncé la fermeture du poste-frontière de Nassib avec la Jordanie pour le 27 octobre 2026, après des frappes jordaniennes dans la province de Deraa. La suspension vise les voyageurs et les marchandises dans les deux sens.

Frontière entre la Jordanie et la Syrie en décembre 2009. Archives ; cette photo ne montre ni les frappes ni la fermeture de 2026.
Frontière entre la Jordanie et la Syrie en décembre 2009. Archives ; cette photo ne montre ni les frappes ni la fermeture de 2026. — High Contrast / Wikimedia Commons — CC BY 3.0 DE https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/de/ — décembre 2009 ; taille réduite.

Amman présente ses frappes du 26 octobre comme une réponse à l’attaque contre une église dans le gouvernorat de Karak et dit avoir ciblé des organisations terroristes. Damas affirme qu’aucune coordination préalable n’a eu lieu.

Des responsables sanitaires syriens font état de morts et de blessés civils, dont des enfants. Les bilans disponibles évoluent et ne permettent pas de retenir ici un total stabilisé. L’identité des personnes visées et le lien invoqué avec l’attaque de Karak ne sont pas indépendamment établis dans les éléments consultés.

Sources 3