Le différend devient institutionnel à l’échelle du continent. L’appartenance à l’organisation africaine et les reconnaissances bilatérales sont toutefois deux questions distinctes ; aucune ne se confond avec une admission de la RASD aux Nations unies.
Sur le terrain, la construction successive de berms par le Maroc dans les années 1980 consolide son contrôle sur les principales villes et la façade atlantique. Ce dispositif militaire ne constitue pas une frontière internationale convenue. Les mines et restes explosifs produisent des effets durables sur les déplacements et la sécurité des civils. Cette géographie du contrôle explique une partie de la stabilité militaire puis des difficultés de mise en œuvre du cessez-le-feu.