La rupture s’inscrit dans une rivalité ancienne comprenant des différends frontaliers, la question du Sahara et des accusations sécuritaires réciproques. Ces accusations doivent être rapportées comme des positions des gouvernements, non comme des faits démontrés par leur seule formulation.
Le soutien de l’Algérie au Polisario et l’accueil des camps de Tindouf lui donnent un rôle matériel majeur. Alger refuse néanmoins de se définir comme partie au conflit territorial, alors que le Maroc exige son implication dans le règlement. La dégradation bilatérale complique la coopération régionale ; elle ne rend pas identiques les contentieux entre États et les droits ou préférences des populations concernées.