La MINURSO ne peut confirmer directement tous les incidents ni leurs bilans. Les restrictions de déplacement et d’accès limitent l’établissement des faits. Il faut distinguer les traces observées, les déclarations militaires et les récits de témoins ; le dossier n’en additionne pas les chiffres comme un bilan vérifié.
Le rapport relève aussi que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme n’a pas obtenu accès au territoire depuis 2015 et rapporte des restrictions aux libertés d’expression, d’association et de réunion. Les autorités marocaines mettent en avant leurs institutions nationales de protection ; celles-ci ne remplacent pas un accès indépendant. La protection des civils et le suivi des droits doivent accompagner tout règlement, indépendamment du statut retenu.