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Pologne
Dossier

Pologne : crise du Tribunal constitutionnel

Ce dossier suit le conflit sur la direction et le fonctionnement du Tribunal constitutionnel polonais, les décisions annoncées et leur contestation.

Dernière mise à jour : 2 moments clés

Où en est-on ?

Au 1er novembre 2026, la Commission européenne rappelle que la nomination de huit juges relève du Sejm et demande que le Tribunal fonctionne conformément à la Constitution et à la jurisprudence européenne. Cette position, communiquée le 31 octobre au soir, ne règle pas le conflit sur la direction de la juridiction.

Pologne : la Commission européenne rappelle les compétences du Parlement sur les juges

La Commission européenne a affirmé le 31 octobre 2026 au soir que la nomination de huit membres du Tribunal constitutionnel polonais relève des compétences constitutionnelles du Sejm. Elle demande aux autorités polonaises de garantir le fonctionnement de la juridiction conformément au droit applicable.

Entrée du Tribunal constitutionnel polonais en 2016.
Entrée du Tribunal constitutionnel à Varsovie, 22 janvier 2016. Archives, sans lien avec les scènes de 2026. Adrian Grycuk, CC BY-SA 3.0 PL https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/pl/, taille réduite. — Adrian Grycuk / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 PL https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/pl/ — 22 janvier 2016, taille réduite.

La porte-parole Louise Bogey a communiqué cette position à l’agence polonaise PAP ; Euronews rapporte également la réponse de la Commission. Bruxelles dit suivre de près les événements et renvoie à la Constitution polonaise ainsi qu’à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.

La Commission rappelle aussi les mesures provisoires prises le 5 mai par la Cour européenne des droits de l’homme pour que les autorités n’entravent pas l’entrée en fonctions des juges nommés par le Sejm en mars. Cette référence porte sur leur accès aux fonctions judiciaires.

L’intervention européenne survient après la suspension contestée des dirigeants du Tribunal. Elle exprime la position de la Commission et ne constitue pas une décision judiciaire tranchant la légalité de cette suspension ni une résolution du conflit.

Sources 2

Pologne : Nawrocki annonce des consultations après la crise au Tribunal

Le président polonais Karol Nawrocki a annoncé le 31 octobre des consultations urgentes avec les forces parlementaires, après une nuit de confrontation au Tribunal constitutionnel à Varsovie.

Entrée du Tribunal constitutionnel polonais.
Varsovie, janvier 2016. Archives ; ne montre pas les événements de 2026. Adrian Grycuk, CC BY-SA 3.0 PL. — Adrian Grycuk / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 PL https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/pl/ — 22 janvier 2016, taille réduite.

Anna Korwin-Piotrowska a annoncé la suspension du président du Tribunal, Bogdan Święczkowski. La direction contestée rejette la légalité de cette décision. Des policiers et des manifestants se sont rassemblés aux abords du bâtiment.

Revenu de son déplacement vers le Sénégal, Nawrocki dénonce une prise de contrôle forcée. Le gouvernement défend au contraire une action destinée à rétablir le fonctionnement de la juridiction. Ces qualifications restent celles des protagonistes ; les sources consultées n’établissent ni règlement du conflit ni décision judiciaire définitive sur les actes contestés.

Sources 3