La mission associe observation militaire et tâches liées au processus référendaire. Le scrutin doit permettre de choisir entre indépendance et intégration au Maroc. Il ne sera pas organisé : l’identification, les recours puis l’opposition sur les options et les conditions politiques empêchent son aboutissement.
La MINURSO maintient néanmoins une présence internationale sur le terrain. Son existence ne signifie ni que le référendum a eu lieu ni que le statut a été réglé. L’écart entre son mandat initial et le processus politique effectivement poursuivi devient l’un des principaux problèmes institutionnels du dossier. La fin de la guerre ouverte n’efface pas les familles séparées, les disparus ni les prisonniers.