Paris fait du plan d’autonomie de 2007 la seule base d’une solution politique négociée. La déclaration franco-marocaine du 28 octobre reprend cette orientation et l’inscrit dans un partenariat renforcé.
Le poids de la France, membre permanent du Conseil de sécurité, donne à cette évolution une portée particulière pour Rabat. Elle ne supprime pas les obligations qui s’imposent aux institutions européennes ni les désaccords avec le Polisario et l’Algérie. Il faut donc suivre deux voies parallèles : l’élargissement du soutien politique à la proposition marocaine et la persistance de questions juridiques sur les accords économiques et le consentement.