Cet événement devient au Maroc un symbole de récupération territoriale et d’unité nationale. Son importance politique ne doit pas être confondue avec sa portée juridique internationale : la résolution 380 déplore la tenue de la marche et demande le retrait de ses participants du territoire, tout en appelant à la coopération avec le secrétaire général.
La séquence intervient dans les dernières semaines du franquisme et dans un contexte de négociations sur le retrait espagnol. Elle conduit rapidement à l’accord tripartite de Madrid. Le dossier distingue ainsi la mémoire nationale marocaine, l’action diplomatique qui modifie le rapport de force et le contenu exact des textes onusiens.