Les juges ont estimé que l’accusation n’avait pas établi l’intention d’intimider le gouvernement nécessaire pour caractériser la trahison. Ils ont toutefois retenu une infraction d’incitation liée à ses appels à empêcher le scrutin de 2025, selon les comptes rendus de The Chanzo et du Guardian tanzanien.
Lissu conteste cette substitution : il soutient ne pas avoir été poursuivi pour cette infraction et dénonce une persécution politique. La cour considère au contraire qu’il avait eu connaissance de cette infraction connexe et la possibilité de se défendre. Sa contestation de l’indépendance des juges reste une accusation de l’opposant.
Selon The Chanzo, il a demandé une mise en liberté dans l’attente d’un appel. Aucune libération sous caution n’a été annoncée à l’issue de l’audience ; le compte rendu ne précise pas non plus comment la détention déjà subie sera déduite de la peine.