Un site industriel du district russe de Kstovo a subi d’importants dégâts lors d’une attaque de drones dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2026, selon le gouverneur de Nijni Novgorod, Gleb Nikitine. Des sources ukrainiennes désignent la raffinerie de Lukoil, sans confirmation indépendante de cette identification.
Des habitants d’Olechky, ville de la région de Kherson sous occupation russe, ont rejoint le territoire contrôlé par Kiev le 31 octobre 2026. Reuters et RBC-Ukraine ont couvert leur arrivée dans la région de Tchernihiv, à la frontière biélorusse.
Les États-Unis ont approuvé le 30 octobre 2026 une vente potentielle de 500 intercepteurs Patriot PAC-3 MSE à l’Ukraine, estimée à 2,1 milliards de dollars. L’autorisation ne signifie pas que les missiles ont été livrés.
La Commission européenne a proposé le 30 octobre 2026 l’affectation des 45 milliards d’euros restants du prêt européen à l’Ukraine pour 2027. Le dispositif doit encore être adopté par le Conseil de l’UE avant les décaissements.
Au moins 14 personnes ont été tuées et 14 blessées le 29 octobre 2026 dans une frappe de drone sur un quai de gare à Dnipro, selon les autorités ukrainiennes. Elles attribuent l’attaque à la Russie.
Les médiateurs chargés des droits humains en Ukraine et en Russie ont déclaré séparément le 28 octobre 2026 qu’aucun incident n’avait été enregistré pendant les trente premières heures de la trêve locale à Olechky. Cette ville de la région de Kherson est sous occupation russe.
Le Conseil de l’Union européenne a annoncé le 26 octobre l’adoption de huit décisions mobilisant environ 4,9 milliards d’euros pour l’Ukraine via la Facilité européenne pour la paix. L’essentiel concerne de l’aide militaire déjà livrée.
Le 16 octobre 2026, l’AP rapporte, d’après les autorités, des frappes russes sur neuf régions ukrainiennes, avec au moins quinze blessés et des coupures d’électricité d’urgence.
Volodymyr Zelensky a annoncé la reprise des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes dans un entretien au Financial Times publié le 15 octobre 2026. Le même jour, Reuters rapporte qu’un incendie a touché une raffinerie de la région russe de Riazan, selon son gouverneur.
Le 15 octobre 2026, une source du ministère ukrainien de la Défense annonce au Kyiv Independent le rétablissement de Starshield en mouvement. Cette version militaire de la connexion satellitaire de SpaceX avait subi des restrictions la veille.
Le 15 octobre 2026, la mission de surveillance des droits humains de l’ONU publie son bilan vérifié pour septembre : au moins 328 civils tués et 2 105 blessés en Ukraine.
À Bruxelles le 15 octobre 2026, Friedrich Merz a affirmé que les avoirs russes gelés en Europe devaient rester sous contrôle européen, rapporte Reuters. Petteri Orpo a également rejeté l’idée de leur libération, selon le Kyiv Independent.
Ce dossier retrace la guerre entre la Russie et l’Ukraine depuis la prise de contrôle de la Crimée et le début des combats du Donbass en 2014, puis l’invasion à grande échelle du 24 février 2022 et ses prolongements militaires, diplomatiques, économiques et humanitaires. Il distingue souveraineté reconnue, annexions revendiquées et contrôle militaire effectif.
Des repères antérieurs éclairent les relations entre les deux États depuis l’indépendance ukrainienne de 1991 : assurances de sécurité de Budapest en 1994, traité d’amitié de 1997, crise de Touzla en 2003, différends gaziers et accords de Kharkiv de 2010. La suspension de la préparation de l’accord avec l’Union européenne en novembre 2013 ouvre la crise d’Euromaïdan. Ces antécédents sont distingués de la guerre commencée en 2014 ; chaque entrée renvoie à ses sources.
La chronologie suit notamment Ilovaïsk, l’aéroport de Donetsk, Debaltseve, les accords de Minsk, les tentatives de désengagement, les combats et la crise humanitaire d’Avdiïvka en 2017, le blocus commercial, les échanges de détenus et la crise maritime de Kertch. Elle documente ensuite l’élargissement de la guerre, les reprises territoriales ukrainiennes, Bakhmout, la justice internationale, les céréales, l’énergie, l’aide extérieure et les négociations. Les enquêtes rétrospectives sont identifiées et les revendications restent attribuées.
Cette sélection de tournants comprend les occurrences canoniques du dossier énergétique archivé. Elle étoffe les années auparavant peu couvertes sans constituer un relevé quotidien exhaustif : les combats locaux, les sanctions successives, toutes les livraisons d’armes et les déplacements de population ne sont pas détaillés. Les pertes militaires cumulées et le contrôle territorial complet restent des limites de couverture.